Comment et quand planter une plante fruitière

Comment et quand planter une plante fruitière

La plantation d'un arbre fruitier est une opération à réaliser avec précaution, mais en respectant quelques précautions élémentaires. Choisir la bonne période et creuser un bon trou pour permettre aux racines de trouver un sol mou dans lequel se développer pourra obtenir un bon résultat.

Qu'il s'agisse de la plantation d'un seul arbre dans le jardin ou d'un verger professionnel, il est important de prendre en compte que la plante restera en permanence à l'endroit choisi et doit donc être garantie dans les meilleures conditions possibles.

Voyons donc tous les conseils utiles pour planter une plante fruitière, du choix de l'emplacement à la fertilisation à effectuer au moment de la plantation.

La période appropriée pour l'implant

Les plantes fruitières, à quelques exceptions près, sont plantées lorsqu'elles sont dormantes, c'est-à-dire de l'automne à la fin de l'hiver, évitant ainsi la période où le sol est gelé et donc impossible à travailler.

Si elle était repiquée après le réveil végétatif, la plante pourrait subir un stress et présenter des difficultés à s'enraciner. C'est pourquoi il vaut pratiquement toujours la peine de planter entre novembre et février.

Avant de planter

Avant de planter une plante fruitière dans le sol, vous devez avoir des idées claires: pour cette raison, il est important d'analyser le sol, d'évaluer le lieu et de choisir le type de plante et la variété à planter.

Le choix du lieu

L'endroit où placer l'arbre est un paramètre très important. Si nous voulons mettre une plante dans le jardin ou dans un champ, nous ne pouvons certainement pas changer la place disponible, mais nous pouvons certainement choisir le meilleur endroit que la parcelle nous offre.

Un aspect fondamental à considérer est l'exposition au soleil: le nord est moins adapté, mieux vaut avoir une exposition sud-sud-est ou sud-ouest. De même attention aux sources d'ombre, comme les bâtiments ou les haies.

Il faut alors évaluer les vents dominants dans le choix: s'ils sont trop forts ils pourraient casser la jeune plante ou au moins provoquer un excès d'évapotranspiration, ou la transpiration de l'humidité des feuilles, avec pour conséquence une déshydratation de la plante. Mieux vaut opter pour un coin suffisamment abrité, puis trouver le bon compromis entre protection contre le vent et exposition à la lumière.

Le type de terrain

Connaître le type de terre disponible est un autre facteur déterminant, surtout si les plantes à planter sont nombreuses et donc le coût d'achat est important. Certains paramètres, comme la texture, peuvent être partiellement évalués à l'œil nu: c'est le système recommandé pour ceux qui ne plantent que quelques arbres dans le jardin. Même le pH du sol peut être mesuré par vous-même avec une simple carte solaire arrière.

Pour un vrai verger, en revanche, c'est une bonne idée de faire analyser un échantillon de sol par un laboratoire de confiance. L'échantillon est obtenu en prélevant des sous-échantillons à divers endroits de la parcelle et en les mélangeant. Pour récolter correctement la terre, il faut déplacer les 5 premiers centimètres de sol, qui sont généralement plus riches en substance organique toujours pas décomposée, et creuser avec une pelle dans les 20 centimètres sous-jacents. Nous demanderons au laboratoire lui-même la quantité de terre mélangée nécessaire pour les analyses, mais généralement un demi-kilo suffit.

Les analyses génériques du sol concernent principalement la texture, le pH, la teneur en matière organique et les différents nutriments. Ces deux paramètres sont variables dans le temps, car ils dépendent des apports d'engrais et de l'élimination des plantes. Les différentes espèces fruitières montrent leurs propres besoins vis-à-vis du sol, mais heureusement elles ont aussi une certaine capacité d'adaptation.

Le choix des espèces et des variétés

Connaissant le climat et le sol que vous avez, vous pouvez vous orienter dans le choix et le choix des cultures à planter. Dans le nord, nous devrons abandonner les agrumes, qui souffrent des basses températures, tandis que dans le sud, de nombreuses variétés de pommiers et de poiriers ne produiraient pas faute de satisfaire leurs besoins en froid.

Des sols trop lourds et asphyxiés pourraient mettre en difficulté les pêchers et les abricotiers, ce qui est un facteur limitant difficile à modifier, tandis que l'absence d'élément ou le pH élevé ou bas peuvent également être corrigés avec des produits autorisés en agriculture biologique.

Le choix des espèces et des variétés dépend également des goûts personnels et de la volonté ou non d'obtenir des fruits aussi répartis que possible tout au long de l'année. Un facteur à considérer est la résistance de certaines variétés aux maladies typiques de l'espèce, en particulier contre les maladies fongiques. En agriculture biologique, il est important de choisir des variétés résistantes, limitant le recours à des produits liés à la défense.

Plantez un jeune arbre

Pour planter une plante fruitière, procédez en creusant un trou dans le sol, qui doit avoir au moins 50 cm de profondeur (encore mieux 70) et avoir la même largeur et longueur. Là où le sol est très argileux et a donc particulièrement tendance à se compacter, il est préférable d'augmenter la taille du trou à 1 mètre cube, afin que les racines de la plante aient une bonne quantité de terre molle disponible pour se développer.

Plantation d'un vrai verger

Même pour la plantation d'un petit verger, il est possible de creuser des trous individuels pour chaque plante fruitière. Alternativement, un traitement mécanique peut être effectué qui concerne l'ensemble de la parcelle, mais dans les deux cas l'organisation des rangs et les plans de plantation entrent en jeu.

Les rangées doivent être tracées très droites, en plantant des poteaux temporaires comme référence aux points où les jeunes arbres seront placés. Les distances de plantation dépendent des espèces et variétés que nous avons l'intention de planter, ainsi que de leurs porte-greffes. Par exemple, entre les pommiers à broche, qui est une forme de culture qui maintient le pommier très petit, nous pouvons laisser 2 mètres dans la rangée, tandis qu'entre les plants de figues ou de kaki, nous laisserons au moins 5 mètres.

Nous gardons également à l'esprit que les espèces telles que les abricots et les cerises ont besoin de leurs pairs comme pollinisateurs, et par conséquent, dans un verger mixte, il est nécessaire de placer plusieurs spécimens rapprochés.

Fertilisation végétale

Au moment de la plantation, il est indispensable de mélanger l'engrais organique avec les débris du trou. Les engrais les plus appropriés sont le compost ou le fumier, bien mûr, en quantités d'au moins 4-5 kg ​​par plante.

L'engrais ne doit pas être enfoui profondément: il doit rester dans les 30 premiers cm de terre au maximum. En effet, les nutriments contenus doivent être réduits en molécules inorganiques avant de pouvoir être absorbés par les racines des arbres. Ce processus, appelé minéralisation de la substance organique, se produit principalement par des microorganismes aérobies, qui vivent en présence d'oxygène et donc dans les couches les plus superficielles du sol. Par conséquent, le compost et le fumier enfouis au fond d'un trou seraient pratiquement gaspillés: mieux vaut les répartir dans les couches du dessus.

Pour être scrupuleux, au moment même de creuser le trou, il convient de séparer la terre superficielle de la terre profonde, puis de les remettre dans le trou en conservant le même ordre. L'engrais organique sera ensuite mélangé uniquement à la portion de terre de surface. Le compost ou le fumier sont avant tout des amendements du sol, ou des substances qui rendent la terre fertile au sens large, et cela doit toujours être pris en considération par ceux qui cultivent de manière biologique. La fertilisation des arbres pérennes ne s'arrête pas à celle faite à l'usine, et c'est un sujet qui peut être exploré en lisant comment fertiliser le verger.

Positionnement de l'usine

La plante fruitière doit être plantée très droite, pas trop enterrée, avec le point de greffe visible au-dessus du niveau du sol. La terre doit être comprimée avec les pieds juste assez pour assurer un bon ancrage de la plante. Souvent, nous voyons les gardiens en bois pour protéger les jeunes arbres du vent et les guider dans une croissance droite.

Irrigation des plants repiqués

Après la plantation, la plante doit être arrosée abondamment, et le faire régulièrement, même dans les 2 ou 3 premières années après la plantation, en fonction de la tendance des précipitations. Dans un vrai verger et vient d'accepter de mettre en place un système d'irrigation goutte à goutte.


Vidéo: Comment planter un arbre?